En quelques textes et images, je vous montre la Corée du
Nord, la Chiene et sa terrible attitude. Article
dédiée pour nana01 :
En Corée du Nord :
Shin
Dong-Hyok, né et élevé dans un camp de
prisonniers politiques de Corée du Nord, ôte son
costume rayé, se tourne, et relève sa chemise,
dévoilant les cicatrices qui couvrent son dos. « Je
les ai eues à cause de la tentative d'évasion de ma
famille», explique d'une voix douce ce jeune homme de 24
ans.
Shin Dong-Hyok dit avoir
alors été battu et torturé dans une chambre
souterraine, avant d'être contraint, à assister
à l'exécution publique de sa mère.
"Ils m'ont pendu au plafond, les pieds
liés, et ils ont allumé un feu sous mon dos".
Témoignage exceptionnel d'un rescapé des camps
nord-coréens.
Shin, dont le majeur de la main droite a
été coupé au niveau de la première
articulation par les gardes du camp "pour ne pas avoir
travaillé correctement", retrousse ensuite son pantalon
jusqu'aux genoux. Les cicatrices sur ses tibias sont là pour
rappeler à jamais le souvenir de son évasion du Camp
14 à Gaechon, dans la province de Pyongahn Sud, le 2 janvier
2005. Les fils de fer électrifiés lui ont
brûlé les jambes. Un de ses amis a été
moins heureux. Il est resté accroché à la
clôture, électrocuté, alors que tous deux
rêvaient de toucher enfin à la
liberté.
Shin, qui a gagné la Corée du Sud
en passant par la Chine, s'exprimait mardi en marge de la
publication à Londres d'un rapport de l'organisation non
gouvernementale Christian Solidarity Worldwide (CSW). L'ONG accuse
la Corée du Nord d'être coupable de "crimes contre
l'humanité" et appelle les Nations unies à
ouvrir une enquête sur les violations des droits de l'homme
dans ce pays.
Le
rapport, écrit par des experts en droit international,
s'étend longuement sur la situation dans les camps de
prisonniers, où CSW estime que quelque 200.000 personnes
sont retenues. Quelques-unes, comme Shin, n'ont pas connu d'autre
vie, et sont emprisonnées et forcées à
travailler entre 16 et 18 heures par jour, pour répondre aux
crimes qu'auraient commis leurs parents, voire leurs
grands-parents.
Agrippant nerveusement le micro, il raconte
comment son existence est devenue encore plus pénible quand
sa mère et son frère ont été
arrêtés alors qu'ils tentaient de s'évader en
1996. Il dit avoir alors été battu et torturé
dans une chambre souterraine, avant d'être contraint, aux
côtés de son père, à assister à
leur exécution publique. En tant que fils d'une "traite", il
fut obligé de travailler plus encore, les autres prisonniers
se détournant de lui. L'expérience n'a pas
altéré sa détermination, quand avec un nouveau
détenu, "venu de l'extérieur", ils ont
commencé à échafauder les plans de leur
évasion. L'opportunité de fuir s'est
présentée alors qu'ils travaillaient dans les champs.
"Les fils barbelés étaient à une vingtaine
de mètres de nous. Nous courrions vers eux. Mon ami
était à peu près un mètre devant (...).
Il a été pris dans les fils de fer et a
été électrocuté",
décrit-il.
A
ses côtés se tient Ahn Myeong-Cheol, un ancien garde
dans quatre différents camps et rare témoin des
pratiques des lieux. "Une fois que vous êtes
envoyé dans la zone de contrôle absolu, vous ne pouvez
plus espérer être libéré et vous devez
passer le reste de votre vie là", dit cet homme de 38
ans.
Ahn
revient aussi sur les discriminations dont sont victimes notamment
les chrétiens, considérés comme des malades
mentaux. Il se souvient d'une vieille femme, qui avait
été battue dans le Camp 22, à Hoeryeong City,
dans la province de Hankyeong Nord. Un garde, auquel il avait
demandé ce qu'il lui était arrivé, avait
rétorqué: "C'est une folle. Elle croit encore en
Dieu". "Tout le monde sait que vous êtes seulement
censés croire en Kim Jong-Il et (son père
défunt) Kim Il-Sung", rapporte-t-il. "Aussi
longtemps que Kim Jong-Il sera en vie, le système des camps
de concentration continuera", assure-t-il.

Le traitement des prisonniers
politiques en Corée du Nord est inhumain et relève de
la notion de crime contre l’humanité, selon une
étude publiée lundi par une organisation
américaine des droits de l’Homme.
«La répression
généralisée et le système des camps de
travail pour les prisonniers politiques en Corée du Nord
constituent des crimes flagrants contre l’humanité
tels qu’ils sont aujourd’hui définis par le
droit» international, affirme l’organisation
Freedom House.
Plus d’infos »
En Chine :
Vendredi après-midi,
l'ambassadeur américain à Pékin a
demandé au gouvernement chinois de "faire preuve de retenue"
au Tibet et de ne pas recourir à la force. Pour la
Maison-Blanche, la Chine "doit respecter la culture
tibétaine et le caractère multiethnique de sa
société". Plus tôt, les dirigeants
européens réunis en sommet à Bruxelles ont eux
aussi appelé les autorités chinoises à faire
preuve de "retenue" après les violences au Tibet. Le
gouvernement allemand a exhorté vendredi toutes les parties
en présence à "éviter absolument tout recours
à la violence", rappelant que la liberté de
manifester pacifiquement est "légitime". L'Allemagne a par
ailleurs déconseillé à ses ressortissants de
se rendre pour l'heure au Tibet.
Le gouvernement régional chinois du Tibet a
immédiatement répliqué via l'agence Chine
Nouvelle qui assure que "les troubles à Lhassa ont
été orchestrés par la clique du
dalaï-lama" et que "le gouvernement de la région
autonome du Tibet a recueilli suffisamment de preuves que le
récent sabotage à Lhassa a été
organisé, prémédité, et
orchestré".
"La Chine doit prendre en compte cette aspiration
tibétaine" (Kouchner)
"La présidence slovène [de l'UE] nous a
proposé un texte que nous avons accepté, c'est un
texte qui demande de la retenue et que les personnes
arrêtées manifestant pour le Tibet soient
relâchées. La condamnation est forte, venue de
l'ensemble du Conseil européen et des 27 pays membres", a
déclaré Bernard Kouchner à la presse à
l'issue du sommet à Bruxelles.
À ce stade, il n'est pas question, côté
européen, d'envisager un boycott des Jeux olympiques de
Pékin cet été. "Ce communiqué [de la
présidence slovène] ne fait pas mention des Jeux
olympiques. La France n'était pas partisane d'un boycott,
mais elle peut attirer l'attention sur la concomitance entre les
Jeux olympiques et cette aspiration tibétaine que la Chine
doit prendre en compte", a dit Bernard Kouchner.
Plusieurs personnes tuées, une douzaine de
blessés
À cinq mois du lancement des Jeux olympiques
de Pékin, un vent de protestation souffle sur le Tibet.
Depuis lundi, et le discours prononcé par le dalaï-lama
à l'occasion du 49e anniversaire de son exil forcé en
Inde, des centaines de moines tibétains, rejoints par des
civils, défilent dans les rues de Lhassa, la capitale.
"Depuis près de six décennies, des Tibétains
vivent en permanence dans la peur et sous la répression
chinoise", a notamment déclaré le chef spirituel des
bouddhistes tibétains, s'attirant les foudres de
Pékin.
Des évènements qui rappellent ceux de la
Birmanie, à l'automne 2007 . Les
premières marches, non violentes, ont été
sévèrement réprimées par les
autorités qui craignent que les JO ne servent de caisse de
résonance aux défenseurs du Tibet indépendant.
Ces rassemblements pacifiques ont depuis laissé place
à des manifestations plus violentes. Ces derniers jours, des
moines ont tenté de se suicider, alors que des troupes
encerclaient leur monastère.
Vendredi, des incendies se sont déclarés sur l'un des
plus grands marchés de la ville ancienne de Lhassa, le
Barkhor, qui entoure le principal monastère de la capitale
tibétaine. Ces incendies volontaires ont été
confirmés par l'agence officielle Chine Nouvelle,
malgré l'omerta qui règne dans les médias
chinois à propos des troubles. Selon le centre des urgences
médicales de la capitale du Tibet, plusieurs personnes ont
été tuées, et il y aurait une douzaine de
blessés.
Canons à eau et gaz lacrymogènes contre les
manifestants
"Une voiture de police a été incendiée
près du monastère de Ramoche et nous avons appris que
les mouvements de population avaient été restreints
par les autorités", a déclaré Kate Saunders,
responsable d'une organisation de défense des
Tibétains, Campagne internationale pour le Tibet (ICT),
basée à Londres. Toujours d'après ICT, des
centaines de troupes et de policiers armés ont fermé
trois monastères à Lhassa, empêchant les moines
d'en sortir et les touristes d'y entrer. L'ambassade des
États-Unis à Pékin a fait état de coups
de feu à Lhassa, citant des témoignages de citoyens
américains. Enfin, selon des témoins locaux, la
police aurait utilisé des canons à eau et des gaz
lacrymogènes contre les manifestants.
Pékin, qui occupe le Tibet depuis octobre 1950,
considère que c'est une région historique de la
Chine. De nombreux Tibétains affirment en revanche que cette
région himalayenne a été indépendante
pendant de nombreux siècles, et accusent l'empire du Milieu
de vouloir écraser leur culture.

Je suis vraiment comme sa dans mon Blog ?
Commentaires